Le Festival de Musique dans le Grésivaudan est l’une des plus anciennes institutions culturelles de la Vallée, avec une première édition en 1990. Au début de l'été, le festival propose une série de concerts de musique de chambre dans des lieux chargés d'histoire, choisis pour leur intérêt architectural, patrimonial et aussi pour la qualité de leur acoustique, afin d'offrir des conditions idéales pour apprécier la musique de chambre. Voici quelques uns des sites qui ont accueilli le festival.

 

Fort Barraux

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Construit à la fin du XVIe siècle, le Fort Barraux est le plus ancien fort bastionné de France. Son aspect a peu changé en quatre siècles, car le plan d'ensemble du Piémontais Ercole Negro sera gardé à peu près intact par ses successeurs: une forteresse en forme d'étoile allongée et amincie à l'une des extrémités, hérissée de bastions et d'ouvrages avancés. Après qu'il eût été pris par Lesdiguières, les ingénieurs d'Henri IV, tout en opérant certaines modifications nécessaires, conservèrent son caractère initial.

Vauban lui-même, à la fin du XVIIe siècle, respecta les grandes lignes des fortifications et l'on peut dire que ce sont surtout les bâtiments qui ont profité de ses visites: organisation méthodique de la place, création du bâtiment d'entrée, de deux casernes, du puits, de la chapelle et de la grande poudrière. Au début du XIXe siècle, la construction d'un Cavalier casematé pour renforcer le front de Grenoble, considéré depuis toujours comme particulièrement fragile, modifia un peu l'unité du plan, mais sans nuire à l'ensemble. Cet ensemble permettait de placer des canons sur le sommet de son terrassement, donc de tirer plus loin. A partir de 1988, le Fort Barraux devient propriété de la commune de Barraux. Jusqu’en 2004, il fait office de centre de réadaptation pour les jeunes délinquants. Aujourd’hui, plusieurs réutilisations sont envisagées. Elles pourraient être d’ordre culturel, patrimonial, économique, municipal ou privé.

 

Église de Lumbin

L’existence de la première église de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine est mentionnée aux archives de Crolles au XVème siècle. Le compte-rendu de la visite pastorale du Cardinal Le Camus, le 25 janvier 1673, relate que « Il y a quatre chapelles dans l’Eglise : du Bon Ange et Notre Dame de Pitié à droite (...) à gauche est la chapelle de Sainte Catherine et l’autel Saint Antoine ».
De part l’état de vétusté de l’église, il est décidé de la reconstruire en 1838. La nouvelle église nécessite une surface supplémentaire de terrain. Faute d’être parvenu à un accord avec le propriétaire situé au Sud-Est, elle sera érigée sur l’emplacement de l’ancien cimetière. La nouvelle église sera livrée au Culte le 14 octobre 1842.
L’église s’enrichira de vitraux exécutés à Grenoble par Balmet Père et Fils entre 1930 et 1956 à l’initiative de l’Abbé Bouron, Curé de la paroisse à cette époque. De mémoire de Lumbinois, le bâtiment situé au Sud de l’église, aurait abrité la première cure. Il s’agit d’une maison avec hangar, écurie. Le petit bâtiment situé dans le jardin a remplacé en 1869 un bâtiment construit en bois d’origine. Le clocher de l’église brûla en août 2009. Après de nombreuses,  collectes, dons et ventes, le clocher fut réparé fin 2010 , une nouvelle horloge installée et deux cloches coulées par l’entreprise Paccard d’Annecy en soirée du 15 avril devant un nombreux public.

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Connue dès 1115, cette église est mentionnée dans le pouillé de Saint Hugues (évêque de 1082 à 1132).
De cet édifice, bâti sur un établissement romain, ne reste que la base du clocher, car dès 1648, l’église est reconstruite dans le style classique.
Cette riche paroisse (1000 communiants en 1673), siège d’un archiprêté, voit s’achever en 1687 la reconstruction de l’église telle que nous la connaissons, qui était, d’après Mgr Camus (évêque de 1671 à 1707), la plus belle de la campagne de ce diocèse.
Une grande sobriété caractérise l’extérieur de l’édifice. Les façades latérales sont rythmées de baies en plein cintre et d’oculus alternant avec des contreforts. En façade sud-est, le clocher a été rasé durant la Révolution puis reconstruit. Au nord-ouest, au-dessus du portail Louis XIII, un fronton et trois oculus soulignent la structure pyramidale du toit. A l’intérieur, la nef est bordée de deux bas-côtés, surmontés de tribunes. Depuis 1983, un orgue constitué de deux buffets symétriques surplombe la nef. De part et d’autre du choeur, deux chapelles sont décorées de peintures datant de la fin du XVIIIème siècle.
Dans le choeur, un autel en marqueterie se dresse devant un triptyque peint par Nicolaï Greshny (artiste russe comtemporain). Le retable, en trompe l’oeil, est orné en son centre d’une œuvre du XVIIIème siècle figurant le Christ remettant les clefs à Saint Pierre, et de chaque côté, de deux tableaux du XIXème siècle représentant Saint Pierre et Saint Paul.

Église de Crolles

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Le Parc Jean-Claude Paturel à Crolles

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Situé entre la rue François Mitterrand et la rue Charles de Gaulle, le parc Jean-Claude Paturel rassemble à Crolles, sur près de dix hectares, une aire de jeux, des jardins partagés, un verger et des espaces boisés, des aires de détente et de pique-niques, des cheminements doux pour les piétons, les cyclistes, les joggeurs…
Ce parc est avant tout un espace dédié à la nature.
L’aménagement paysager a été pensé en respect de l’existant, avec la volonté de sauvegarder l’aspect initial et de privilégier les essences d’arbres déjà présentes.
Un lieu à vivre, à tout âge, un lieu pour se détendre, flâner, faire du sport, jouer, se promener, découvrir…

 

Église de Montbonnot

 

L’église actuelle a été achevée en 1628, celle qui la précédait ayant été détruite en 1590, lors des guerres de religion.
En 1631, elle a été dotée d’une cloche, toujours présente et inscrite à l’inventaire des monuments historiques.
Au cours des siècles, elle a connu bien des évolutions que le prêtre historien Georges Sailler, ancien curé de la paroisse, a rapportées dans de nombreux ouvrages disponible en Mairie. Six nouveaux vitraux ornent désormais les nefs latérales de l’église Saint Nicolas.
L’orgue de église, oeuvre du facteur autrichien Anton Behmann de Schwarzach qui le construisit en 1890, est un exemple unique de la facture d’orgue autrichienne du XIXème dans la région ; sa composition et sa tuyauterie, sauf la façade remplacée en 1918, sont entièrement d’origine.

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Maison des Arts, MontBonnot

 

Cet équipement socioculturel, créé sur le site historique du prieuré Saint-Martin, est tout à fait remarquable par son intégration sur un site historique. Il conjugue des interventions sur du bâti ancien et l’optimisation du patrimoine communal avec la création d’un bâtiment neuf harmonieusement relié à l’un des deux corps de ferme qui forment sa structure globale. Les deux corps de ferme existants, datant du XVIe siècle pour la partie la plus ancienne et du XXe siècle pour les aménagements les plus récents, proposent onze salles dédiées aux activités culturelles, une salle dédiée aux archives, un bureau, une salle de réunion et une salle informatique.

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Église de La Terrasse

 

Selon Pilot de Thorey, l’église de la Terrasse a été reconstruite au Moyen âge sur l’emplacement et avec les matériaux de l’église primitive de St-Aupre qui aurait été construite au VIIème siècle. On suppose que sur cet emplacement existait un très ancien lieu de culte chrétien: au cours de la démolition du porche et du clocher, en 1864, la découverte dans les fondations d’une inscription funéraire datée de 522 et de deux sarcophages datés du VIIIème et IXème siècle, témoigne de cette ancienneté. Curieusement située en dehors du village, en bordure de la RD 1090, elle se situe dans un cadre magnifique. L’été, les passants en profitent pour l’admirer et se détendre un moment à l’ombre du tilleul trois fois centenaire qui en décore le parvis. Bien restaurée par la commune, elle se singularise par son plafond en bois peint et, surtout, par la qualité de son acoustique très appréciée des mélomanes.

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Église de Bernin

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Bien visible au bord de la grand’route mais entourée d’espaces libres propices aux rencontres... et au fleurissement, cette église présente une nef surélevée de tribunes.
Elle a été construite juste avant la Révolution car, sous l’Ancien Régime, c’est la chapelle de l’ancien Prieuré de Bernin qui servait d’église paroissiale. Mais elle était devenue trop petite, ne pouvant contenir que les deux tiers des habitants. Le 20 février 1781, une lettre patente du roi Louis XVI autorise le transfert de l’église dans le village. Ce nouvel édifice est donc construit malgré et pendant les aléas de la Révolution.
Puis, des améliorations sont apportées tout au cours du 19ème siècle :
- En 1836 : exhaussement des piliers et construction des tribunes ; élévation d’un mètre du mur de façade.
- En 1846 : élévation du clocher de 3,60m pour donner une meilleure allure à l’ensemble.
- Entre 1870 et 1880 : les vitraux des bas-côtés sont offerts par la famille Février.
- En 1890 : mise en place des vitraux du choeur; réfection de la façade principale.
En 1960, l’église est restaurée et les statues de plâtre adossées au pilastre sont supprimées. En 1968, un début d’incendie endommage l’édifice qui est à nouveau entièrement restauré à
partir de 1994.

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Église de Saint-Ismier

L’église de Saint Ismier était déjà là en l’an 1000, elle subit des transformations au fil des siècles. Au XIIème siècle, elle n’avait qu’une travée et s’ouvrait par un seul portail romain.
Au XVIIème siècle, elle fut agrandie, on ouvrit un second porche attenant au premier, la chapelle Sainte Catherine, au chevet de l’église, fut intégrée au nouvel édifice.
Au XXème siècle, restaurée, la décoration néo-gothique du XIXème enlevée pour un style plus dépouillé, mais on remarque encore un bénitier avec l’inscription : APOTEZONE, au dessus de la porte latérale, la date de 1625. L’orgue a été mis en place dans les années 80. Des vitraux d’Arcabas ont également été installés. Celui du cœur évoque la Pentecôte, et sous la tribune, ils illustrent la vie de Jésus en bleu : Annonciation, Visitation et nativité ; en rouge de l’autre côté, passion et Crucifixtion. Le portail roman du XIème siècle, ouvert en plein cintre, les 4 colonnettes en molasse sont surmontées de chapiteaux romans archaïques où figurent sirènes à deux queues et pampres, sont classés au titre des Monuments historiques depuis 1908.

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Église Ste Thérèse, Brignoud

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Cette église est le fruit du travail de paroissiens qui se sont regroupés dans l’immédiat après guerre pour construire cet édifice avec leurs mains,  leur sueur,  leur temps,  leur argent et  leur foi.

Ils ont respecté tous les canons esthétiques de la construction du moment, édifiant  une église sobre et moderne.

Les spécialistes  pourront y retrouver le respect rigoureux des règles de la mise en œuvre du béton-roi de l’époque, mais aussi des éléments esthétiques empruntés au courant artistique qui a marqué la reconstruction.

 

Au milieu des années 2010, une opération de réaménagement de l’intérieur de l’église a été engagée pour répondre au mieux à l’évolution de la fréquentation .

 

Un traitement harmonieux du chœur, grâce à une  courbe bien proportionnée,  lui donne une échelle conviviale et participe à l’amélioration acoustique globale en complément de  l’abaissement de la hauteur de la nef.

 

Désormais, l’église Sainte Thérèse offre une acoustique de grande qualité qui en fait un lieu recherché par les musiciens. 

La nouvelle disposition  des orgues a encore renforcé l’intérêt du lieu.

Église St Didier, Goncelin

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L’Église de Goncelin est ancienne puisque le premier édifice fut construit entre 1297 et 1308.

 

En 1778, lors de sa visite, Monseigneur Jean Cairol de Médaillan constate que l’église Saint Didier est trop petite et demande son agrandissement.

 

Elle fut démolie en 1842 à l’exception du clocher puis reconstruite entre 1843 et 1846 et agrandie par l’adjonction des deux collatéraux nord et sud selon les plans de l’architecte Peronnet.

 

 

 

A l’intérieur de l’Église, on peut voir :

  • Dans la nef : les colonnes en pierre en provenance des carrières du Fontanil près de Grenoble.

  • Dans les niches des collateraux : Les statues en fonte des douze apôtres dues à la générosité du Père Reynaud qui resta à Goncelin de 1842 à 1890. Ces statues ont été coulées à Vassy (Haute Marne) et bénies par le Père Reynaud le 18 juin 1873.

 

  • Dans le choeur : trois vitraux

    • Saint Didier (dont l’église porte le nom)

    • Notre Dame de la Pitié

    • Saint Antoine (rendant visite à Saint Paul Ermite)

 

De 2014 à 2021 l’Église a été entièrement restaurée :

  • extérieur (facade, toiture)

  • intérieur (peintures murales, boiseries, toiles peintes, narthex et lustre).

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